Qu'on ne vienne pas me peler la nuque avec des leçons de civisme, si j'ai envie de faire du poney des mers j'en ferai. Point barre. Et oui ça fait du bruit, ça hennit pendant le dos crawlé de madame, la belle affaire. Et oui ça éclabousse, ça mouille monsieur quand il plisse les yeux vers l'océan pour apercevoir la joyeuse silhouette d'un tanker dans le lointain, ben oui le poney des mers c'est vivant, ça chantonne et ça s'ébroue, ça chie dans l'eau et ça court dans les vagues sans se soucier de qui nage en-dessous, ça a des longs poils et quand on l'emmène à la plage, ÇA SAIT S'AMUSER.
Mais ce n'est pas pour vous parler de mes vacances que je retourne sur ce blogre après de longs mois d'une absence insoupçonnée, je reviens pour la seule chose qui vaille la peine : l'amour. Princesse 101, Marie, Maak, Larsen, Antoine Meunier, Gran Puta, vous six que je connais que vous chez Vosx, Vokz, Vokrs, mais aussi tous les autres blorgers, blogrers, brogleurs, je suis revenu pour le hurler à vos tympans surpris, c'est l'amour qui est le mieux, je le chante jusque dans votre oreille interne, l'amour c'est top, l'amour das ist gut.
L'amour c'est Give me five avec Dieu. L'amour c'est une douche avec France Gall ET Sheila, c'est un soleil sans mouches, c'est un hiver en slip, c'est comme si on savait faire des sauts périlleux alors qu'on sait pas, c'est tellement beau j'ai envie de pleurer au mégaphone, je pourrai danser avec un bol de rouille, c'est la toute joie, c'est frais, c'est bon, c'est chaud, c'est pur, c'est une gazelle bio, c'est une fleur qui parle et qui veut être ta copine, c'est le porc sur la vague qui s'éloigne en souriant. L'amour c'est génial.
C'est en tout cas la conclusion d'un essai aussi volumineux qu'émoustillant signé Apolonius B. Chesterfield, My Woman Is Damn' Gone, que je vous invite à découvrir au cours de votre sommeil paradoxal.
Bienvenue sur le W.A.Y.P.P. Show, le programme radio qui échaude, chaloupe et chahute les sens, qui s'épand en chansons sans chichis. Ouvrez grand vos fenêtres et laissez entrer le souffle de la nuit… De la cool, du suave, du mauve angora, du satin tiède et une vibration épaisse comme le soupir de la tigresse au passage du pigeon.
Ce soir, dans la moiteur torpide du soleil de minuit, le son si suave de W.A.Y.P.P enveloppe les amants et tire un soupir à tous les solitaires. Il passe comme un coup de crayon noir sous les yeux de l'adolescente et trouble d'un souffle lourd les reflets brillants d'un déshabillé de soie… le vôtre mademoiselle ? Le son est doux ce soir, il descend en tourbillonnant dans le sombre escalier de la nuit, il tourne pour ceux qui sombrent, pour toutes les ombres, pour ceux qui sont trop saouls et celles qui tombent.
Le chant se fait toujours plus doux, pour tous ceux qui ce soir ne sont pas assis seuls et attendent leur heure. La chaleur monte, la sueur aussi. Pas la tension. Rien n'emballe la cool. Deubeulyouaillepipi et la onda déferle dans la ville, 40° et des bananes séchées, alcool fort et fruits frais, call girl en gelée. Pas de drap ce soir, pas de verre sans glaçon, pas de mouvement brusque. 90% d'humidité dans l'air chaud de la nuit, 100% W.A.Y.P.P… quand la nuit cancoillote.
… qu'est-ce que c'est que ce titre ? Bref. A l'heure où je vous écris, je suis encore inconscient. Je fête demain mon premier anniversaire dans le coma, c'est top. J'ai entendu les infirmières qui discutaient, y'aura un buffet et le sosie de Barack Obama et aussi des puts.
Bonjour, ça faisait un bail. Ben moi j'ai la pêche, pour un type dans le coma. On fait aller comme on dit. Et puis maintenant j'entends super bien. Tout. Même les escarres. Surtout les escarres, quand elles entonnent au crépuscule de vieux airs de nécroses avant de s'endormir en ronflant sous mes mollets larmoyants. A part ça ça va. Et puis j'ai le temps de lire. Mais je peux pas. Mais j'ai le temps. Plein de temps. Mucho. Si.
De toute façon c'est la fin. Pas grave. Ma femme et mes enfants sont prévenus, le premier qui pleure a un gage, il allume le bûcher. Ouais, mes funérailles seront tellement joyeuses qu'il se peut même que j'y passe. Nous apporterons du vin de truite et du gibier de potence et, dans le souffle de l'aube, nous laisserons les tourbillons vaporeux de l'abandon nous emporter au rythme sauvage des petits coups de poings sourds du DRH dans mon coffre. Vous ça va ?
Bonjour, ça faisait un bail, j'étais loin. Un tour du monde en rondin. Mais je ne vais pas vous raconter mes souvenirs de vacances, comment j'ai dû boire dans la Meuse pour échapper aux pirates ou quand j'ai fait l'amour dans le Gange avec ce que j'avais pris pour une divinité lubrique et qui s'est avérée être ce que vous savez… Non non, pas de ça. En revanche un poème non daté mais signé de la plume d'un certain Mlichkra Fartristkitne. Personnellement j'aime pas.
Imagine un monde où le temps roulerait comme un lapin dans les vagues,
Où le soleil s'appellerait Françoise, où la lune mangerait des haricots,
Un monde où la nuit serait rose et la blatte majestueuse,
Un monde que le clapotis des étoiles ferait trembler mollement.
Imagine un monde où la boxe thaïe serait une langue, où le shampooing serait par an,
Où la flaque serait sexy, où le gazon serait méchant.
Imagine la complainte du tenia sur son luth, imagine-toi en bois et essaie de sauter,
Imagine Claude François à soixante-dix ans, imagine que le crabe et toi seraient parents.
Imagine le retour du Roi Porc en Bretagne, imagine un million et envoie-le moi tout,
Imagine la tonsure qui avale le moine, imagine qu'on t'aime d'abord pour tes tripoux.
Imagine un pubis mais avec un chignon, imagine un rat mort, mais un très très mignon,
Imagine une femme vierge enfantant un gourou, une paupière jumelée à une ville en Allemagne,
Imagine un concert entièrement en franglais, des crocodiles siamois, de la poussière sucrée,
Un sapin carnivore, un parpaing enchanté.
Imagine un bol d'air avant la soupe aux ânes,
une gamelle, une paillasse, la litière et puis nous.
Pis c'est tout. Et puis rien. Mais pas trop. Et pis si…
boîte de merde…
Le Douanier Rousseau n'avait jamais vu la jungle et ça ne l'a jamais empêché de la peindre de toutes les couleurs. De même que je n'ai jamais lu le Douanier Rousseau, je ne vois pas pourquoi je ne vous en parlerais pas à mon tour.
Donc le Douanier Rousseau est né un beau jour de printomne, sous un patatier du Nöhr. Sa mère, Jean-Jeanne, voulait l'appeler Demis. Mais il sera Douanier, comme son père.
Le 5 maigre mille neuf cent douche, alors qu'il patauge en compagnie d'idiots de son âge sur les rives de la Barne, Douanier déterre un baril de lessive et tombe nez-à-nez avec le lion Papouille, étendu sous son célèbre ficus. C'est le choc, cette vision ne le quittera pas, vous non plus.
Au même moment, à quelques centaines de mètres de là, dans la cour pelée qui borde la gourbide du peleur d'anguilles, Souplette chantonne en franglais et le soleil sèche sur sa peau mate et déjà tiède les dernières séquelles d'un bain dans l'auge. Souplette a seizze ans, Souplette est trop pauvre pour s'acheter des vêtements, Souplette vit nue comme elle est née et, quand arrive l'été, elle enfile la chaleur du soleil comme un pull trop grand. Souplette est une fleur rayonnante, un animal dans son entière perfection, elle se prélasse dans son attrayante sauvagerie à quelques pas de Douanier, mais le nigaud est trop occupé à faire sous lui devant Papouille pour sentir la brise chaudasse de la nature, et jamais ces deux-là ne se rencontreront.
Je vous parlerais bien encore un peu du Douanier Rousseau, si Souplette n'avait pas une demi-sœur . Mais voilà, Souplette a une demi-sœur, frémissons-en ensemble…
À part ça bah pas grand chose, je suis sur un satellite de Vénus 7 pour le boulot et inutile de vous dire qu'ici ça pêle. Tous les soirs – c'est des journées de sept minutes à cause de la rotation rapide –, bref, tous les soirs on boit et on chante en keugré. C'est top. Hier, j'ai même dormi quatre bières debout.
Sinon, j'ai suivi l'agent immobilier qui met des tracts chaque semaine dans ma boîte aux lettres, et bien il s'appelle Danesh, il est indien, très sympa mais pas agent immobilier du tout. Putain, je dois reprendre l'enquête à zéro.
Et puis il y a eu l'aventure Levi's Strauss. Levi's Strauss, c'est mon ragondin, il a sept ans, c'est dire s'il desquame. Bref, hier soir, on jouait dehors et là, paf, il se fige et il tombe sur le côté en geignant. Je l'emmène aux Urgences. Verdict : claquage ! … Un mois sans match. Dire que j'y ai décoloré la mullet mercredi, on va y voir les racines cet été.
hein… mais j…
qui êtes-vous ?
… j'ai des feuilles. Ça craint, ça gratte. Ça picote et ça sent. Rudement bon… Ça me pousse partout. Des jolies feuilles panthéiformes, un éventail scintillant qui croît vers la lumière et verdoie tout ce que je suis. Ça verdoierait tout ce que je ferais si je faisais quelque chose mais je ne fais rien, pour l'instant je regarde. En vérité je vous le dis : ça le fait grave. J'avais peur que ça fasse déco, un peu toc, mais non, c'est du vrai, ça pousse et se multiplie, ça se développe et s'enroule, ça éclôt et ça grimpe, j'aime bien. La mousse aussi pousse, sauf là où ça noue. Et puis les touffes toutes fraîches, les pectoropâquerettes, les fraises des doigts, les cèpes et le pubis pleureur. Bonjour la coccinelle, barre-toi le scolopandre, salut la mésange bleue nichée sous mon aisselle. Coucou l'oiseau-baleine qui peine à se hisser, hello molle limace qui mouille ma verdure et écrit en bavant mes prochaines lectures. Oh ! un pousse-moussu fume sous un yucca une plante inconnue qui pousse sous les cils et pique un peu les yeux. Une canine pointue s'endort sous la rocaille comme une cité perdue gardée par un bout d'ail. Un galoupiot pastiche, une villette coquine chifflotte un saoul refrain, tout mon corps tremblote sous un petit vent solaire. Quelqu'un a l'heure ?
heureux l'essuie-glace en Pologne
heureuse la puce du dancing
heureuse la harpiste qui harponne
heureux le poing dans la terrine
heureux le porc au restaurant
heureux le panda invisible
heureux le champion d'autolancement
heureuse la baklava inaccesib'
HEUREUX heureuse heureux heureuse heureux
[eu-reu-euu-reu-zeu-reu-eu-reu-zeu-reu]
un escargot qui s'aime
une phallange épargnée
un vampire qui saigne
un dent-de-sabre à l'Assemblée
un paresseux sapiens (un aï pas fou)
un dromadaire déshydraté
une écureuil à la pole dance
un chacal réincarné (en pou)
HEUREUX heureuse heureux heureuse[eu-reu-euu-reu-zeu-reu-eu-reu-zeu-reu]
heureux heureuse heureux heureuse
heureuse la hyène qui emballe
heureux le haricot zébré
heureuse la belle mygale
heureux mon doigt dans ta purée
heureuse l'amoureuse qui attend
heureux l'amoureux qui a déjà fini (lui)
heureux le chihuahua distant
heureux le ver luisant qui luit (lui)
HEUREUX heureuse heureux heureuse
heureux heureuse heureux heureuse
la crème de Gisèle
le putois VIP
le beurre sous le miel
le poireau-chantilly
le cierge loin de Lourdes
la blanquette chez les végétariens
mon whisky dans ta gourde
un fils de cons orphelin
HEUREUX heureuse heureux heureuse
heureux le teinturier du diable
heureuse la rockstar priapique
heureuse la limace indomptable
heureux le naufragé hermaphrodite
HEUREUX heureuse heureux heureuse HEUREUX ! HEUREUX !
on Ce titre ne devrait pas être là